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RCM Les Rapetous VS Nawacks

6 décembre 2015 - 18:56

Il est 9h30 et une meute de 27 Rapetous investit les vestiaires de Saint Denis. Point de Joey Starr à l’horizon mais un soleil timide commence à réchauffer le terrain synthétique mixte, rugby et foot US, d’une qualité rarement vue (Jean-Phi nous dis qu’il n'a pas vu mieux depuis 1840 et quelques).

Dans les vestiaires, la pression monte et chacun retrouve ses rituels d’avant match : Chams se momifie au strap, Hugo-Willy, affalé, se fait masser, Ju Borne décuve, pendant que le défilé se poursuit devant les caca room.

Le groupe est appliqué et il découvre le terrain où seules les lignes jaunes sont réservée au rugby. J'ai pour l’occasion enfilé des lentilles spéciales pour distinguer les couleurs.

L’échauffement est court mais sérieux. L’arbitre convoque les capitaines. Les avants font les derniers réglages alors que les trois quarts font des pompes (oui vous avez bien lu).

Apres avoir poussé notre teriiiiiiiiible cri de guerre, l’arbitre donne le coup d’envoi du match, ensoleillé, et un Nawackien (comprenez un adversaire de chez les Nawacks) propulse le ballon directement en touche. L’idée était peut-être de démarrer directement par une mêlée relevée, mais Chonchon avait mal au dos, donc on a joué normal. Départ du 8 coté opposée à l’annonce et Nico Borne percute de plein fouet mon nez, parti à son soutien. Le match commence sur ces balbutiements des deux équipes.

Dans les 10 premières minutes, la rencontre connait un début haché. La possession est plutôt en faveur de Montrouge, mais les Nawacks sont dotés de terribles gratteurs de ballons, compliquant la tâche des déblayeurs, venus se poser il faut le dire, avec l’efficience d’une mouche sur un pare-brise. Pierre Freyssinet plaque à tour de bras.

 8ème minute, Léo sort sur blessure (pléonasme). Il venait d’impacter la défense au milieu du terrain après une combinaison, exécutée avec la précision d’une horloge atomique (thèse de physique oblige). Les 29 joueurs encore sur la pelouse applaudissent et certains d’entre eux pensent déjà aux blagues sur les blessures de Léo qui vont suivre ces 3 prochains mois.

15ème, on sent les adversaires dangereux sur l’enchainement de leurs actions. Le 5 de devant chausse le casque à pointe et s’emploie à ralentir les sorties de balles adverse.

19ème minute, les turnovers sont nombreux et le ballon est glissant. Hugo entame alors un travail d’artilleurs et annihile toutes incursions des Nawacks dans notre camp par un long jeu au pied dit de RCTER (Rentre Chez Toi et Recommence). Pendant ce temps, Pierre Freyssinet plaque toujours.

23ème minute, une bonne touche se profile pour les Rapetous mais le ballon savonnette échappe au contrôle de Ben Dudu, pourtant habitué à porter des objets volumineux tout gonflés. C’est alors qu’un micro accrochage survient, le seul du match, entre Chon², notre Barack Obama à nous, et un adversaire au physique insignifiant et au regard belliqueux (probablement le numéro 9 aux vues de cette description). C’est alors que notre deuxième ligne, Président USA, de sa verve, (j’ai dit verve) pour calmer le protagoniste, lança sa célèbre punchline, imposant autorité et expérience : «Hey gamin ! Tu viendras parler quand t’auras pissé autant que j’ai éjaculé !" Fin des débat auxquels Pierre n’as pas participé, trop occupé à réaliser son 8ème placage de l’action.

32ème minute, touche à hauteur de la ligne médiane pour les bleu et jaune qui donne lieu à un maul. Une belle cocotte, un groupé pénétrant, très pénétrant. Et là, ça concasse, ça ferraille, ça destronches. La deuxième ligne, à presque 100 ans cumulé, et uniquement armée de deux paires de quadriceps, roule littéralement sur l’adversaire. Sous les ordres d’un Minico, qui a alors fort à faire pour être le chef d’orchestre de ce Panzer, le cerveau des 8 mecs de devant. La machine humaine, parfaitement réglée, enfonce la défense adverse sur 30 mètres. La brèche est ouverte et les espaces sont plus larges que dans un film du premier samedi du mois. Pierre se relève après un placage (oui même quand on attaque).

L’arbitre revient à une pénalité et offre à Montrouge l’occasion d’ouvrir la marque. La botte d’Hugo est sereine (il visait en réalité les poteaux de foot US, 20 mètres plus loin que la cible traditionnelle, histoire de dire «ça va pas loin») et le score affiche 0-3. La mi-temps se termine sur ce score digne de France-Brésil.

A la pause les joueurs sont fébriles, et Hugo met fin au conciliabule général : «Y’a que trois à zéro, c’est rien du tout ! On ferme sa gueule !», ce qui résume plutôt bien la situation. Très peu de changement sont effectués pour laisser la dynamique du groupe en place. Seuls les quadras sont directement placés sous aérosols et Simon, dans son rôle de logistique, ajuste quelques réglages aux hanches artificielles et autres prothèses de cœur de nos joueurs les plus anciens. 

La seconde mi-temps débute par un temps faible pour Montrouge qui se voit acculé dans ses 22 mètres à plusieurs reprises par l’enchainement rapide du jeu des Nawacks. Leur équipe a adopté un jeu plus axial qu’en première période.

41ème minute, Pierre Freysinnet se jette dans les jambes d’un adversaire puissant, lancé à pleine vitesse et qui venait de déchirer le premier rideau défensif. Ugo lui lance alors un «celui-là ne compte quand même que pour un» avant de plaquer à son tour en s’écriant«12 !». Visiblement les deux sécateurs du RCM se livrent à un concours, vue la fréquence à laquelle leurs épaules heurtent les tibias adverses pendant la rencontre.

49ème minute, Jonah Lomu s’est réincarné ! Et il joue chez les Nawacks ! L’entrée en jeu d’un ailier très athlétique à la pause va causer quelques soucis à la défense. Sur un ballon écarté à l’aile Laurent est battu par la vitesse et les appuis. Guillaume Testasse positionné en 15, charge le porteur de balle dans son rôle de derniers défenseur, dernier rempart. Celui-ci est immédiatement renvoyé à ses études en prenant un énorme cul, qui permet à son front d’aller éprouver l’amorti et le moelleux de la pelouse synthétique. Nous noterons que Guillaume travail dans l’étude des sols, mais qu’il a, pour le coup, développé une méthode peu ordinaire d’analyse. Pendant ce temps le colosse filait entre les perches et plantait les premiers points de son équipe.

62ème minute, le RCM va passer un de leur temps fort dans le camp adverse, plantant un véritable bivouac dans les 22 mètres, sans glaner le moindre point. En appliquant la recette qui a fait leur force en première mi-temps, la belle cocotte ! Les mauls se succèdent avec plus ou moins d’efficacité, l’adversaire usant de diverses parades, règlementaires ou non, pour contrer la puissance de la locomotive bleue assaillant leur en but. Les efforts sont récompensés par une pénalité, que notre ouvreur Mamat Trinh Duc, l’indécoiffable, convertira pour doubler le score de son équipe.

Les nawacks profiteront de la fatigue, liée à l’heure de jeu, pour inscrire à deux reprises des pénalités dans le camp des jaunes et bleus. Les perspectives de victoire se réduisent au niveau de l’espérance de vie d’une bière dans les mains de Comanche, ou de Lucie, ou de…Plein de monde en fait.

C’est dans les 10 dernières minutes du temps de jeu que les rapetous vont monopoliser la gonfle. Les avants vont confisquer la balle à leurs adversaires, tout comme à leur partenaires ayant deux chiffres dans le dos. Une série de temps de jeu au près leur permet de remonter à hauteur de la ligne des 40 adverse. La débauche d’énergie est celle de l’animal blessé luttant de toutes ces forces. Forces qui ne sont plus en mesure de venir à bout de la défense adverse. Les attaques du RCM sont peu efficaces et comparables aux techniques de drague de Simon dans une boite de nuit de Châteauroux.

L’arbitre donne le triple coup de sifflet final synonyme de défaite, mais les joueurs quittent le pré satisfaits de leur prestation. L’histoire retiendra que l’écart de score (13-6) est bien plus maigre que celui prévu à partir des résultats des Nawacks sur leurs autres matchs. Un point de Bonus Défensif viendra même récompenser le collectif pour son sérieux et son application dans la défaite.

Kéké

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